[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":16,"category":28,"body":34},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fce-mallogement-qui-tue","27820","Ce mal-logement qui tue","La colère gronde à Marseille avec l’effondrement de trois immeubles, ayant entraîné la mort de cinq résidents. Le P. Bernard Devert évoque le mal-logement, ce \"cancer social\".","19 novembre 2018","17:22","2018-11-19T17:22:14+01:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fpere_bernard_devert_v_30.jpg.webp","DR - P. 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Quelle est la volont&eacute; d&rsquo;en finir avec une souffrance qui ronge la soci&eacute;t&eacute;, jusqu&rsquo;&agrave; cr&eacute;er des fractures ? D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, ceux qui b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;un habitat et de l&rsquo;autre, d&rsquo;un abri compromettant l&rsquo;avenir des occupants.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Ch3 class=\"rtecenter\">\u003Cstrong>\u003Cem>Nous tenons dans nos mains les linceuls d&rsquo;une fraternit&eacute; d&eacute;chir&eacute;e pour tol&eacute;rer l&rsquo;intol&eacute;rable\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh3>\u003Cp>&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>La col&egrave;re gronde &agrave; Marseille avec l&rsquo;effondrement de trois immeubles\u003C\u002Fstrong>, rue d&rsquo;Aubagne, ayant entra&icirc;n&eacute; la mort de cinq r&eacute;sidents. Trois autres sont port&eacute;s disparus&nbsp;; grande est l&rsquo;inqui&eacute;tude. L&rsquo;insalubrit&eacute; pourtant &eacute;tait connue mais aucune pr&eacute;cipitation pour &eacute;loigner du danger les plus vuln&eacute;rables.&nbsp;\u003Cbr>\n&nbsp;L&rsquo;affaissement de ces b&acirc;timents cr&eacute;e une l&eacute;gitime &eacute;motion ; elle doit &ecirc;tre entendue comme un r&eacute;veil des responsabilit&eacute;s. Arr&ecirc;tons de jouer avec la vie de ceux qui sont les plus fragiles.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>Le mal-logement est cause de morts physiques. \u003C\u002Fstrong>Quelle attention port&eacute;e aux morts de la rue&nbsp;! Ils ne courent le risque d&rsquo;aucun effondrement pour &ecirc;tre abandonn&eacute;s sur des trottoirs, par tous les temps, sans que la Nation soit effondr&eacute;e par une telle injustice.\u003Cbr>\nNous tenons dans nos mains les linceuls d&rsquo;une fraternit&eacute; d&eacute;chir&eacute;e pour tol&eacute;rer l&rsquo;intol&eacute;rable, des morts annonc&eacute;s. \u003Cstrong>Quand r&eacute;aliserons-nous enfin des programmes en nombre suffisant \u003C\u002Fstrong>mettant un terme &agrave; un sans-abrisme honteux ? Il est le n&ocirc;tre.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>&Agrave; la va-vite, &agrave; chacun des hivers, s&rsquo;ouvrent des gymnases dans lesquels s&rsquo;entassent les d&eacute;laiss&eacute;s et rejet&eacute;s \u003C\u002Fstrong>d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; plus attentive au thermom&egrave;tre qu'&agrave; la sant&eacute; de ses ressortissants bravant les intemp&eacute;ries. Que fait-on de cette obligation juridique et morale d&rsquo;un logement d&eacute;cent pour tous.&nbsp;\u003Cbr>\nAssez facile de parler du \"logement d&rsquo;abord\", il convient d&rsquo;abord de prendre acte de la n&eacute;cessit&eacute; de construire des logements d&eacute;cents, d&eacute;livr&eacute;s des marquages sociaux, accessibles &agrave; chacun en fonction de ses revenus.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>Le mal-logement tue aussi moralement nombre de nos concitoyens oubli&eacute;s dans des cit&eacute;s anxiog&egrave;nes. \u003C\u002Fstrong>Bon sang&nbsp;! L&rsquo;habitat est constitu&eacute; de fen&ecirc;tres&nbsp;; comment accepter que leur ouverture ait pour cons&eacute;quence d&rsquo;ab&icirc;mer des regards. Tristesse du mal-vivre de ceux qui, s&eacute;journant dans ces lieux, ne se font aucune illusion sur l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t qui leur est t&eacute;moign&eacute;.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>Consentir &agrave; l&rsquo;indignit&eacute; d&rsquo;un toit, c&rsquo;est dire &agrave; celui qui l&rsquo;occupe par n&eacute;cessit&eacute;&nbsp;: tu ne comptes pas ou si peu.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>Ce drame &agrave; Marseille intervient au cours de cette Semaine de l&rsquo;&eacute;conomie solidaire. Une forme d&rsquo;&eacute;conomie qui conna&icirc;t un certain effondrement, l'&Eacute;tat lui retirant une part des dispositifs fiscaux. Comment se faire entendre sur la pertinence de leur maintien ? Non, ils ne sont pas des avantages, appel&eacute;s si injustement des niches, mais des soutiens n&eacute;cessaires pour b&acirc;tir plus humain.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>Faut-il que la vie disparaisse \u003C\u002Fstrong>pour comprendre que l'habitat est un &eacute;crin qui l&rsquo;accueille et la prot&egrave;ge, mais pour qui&nbsp;?\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]