[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":16,"category":28,"body":34},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fbriser-en-nous-la-mer-gelee-un-livre-prophetique-derik-orsenna","23919","\"Briser en nous la mer gelée\": un livre prophétique d'Erik Orsenna?","Christophe Henning nous parle littérature, chaque jeudi. Il nous présente aujourd'hui le dernier roman d'Erik Orsenna \"Briser en nous la mer gelée\" (éd. Gallimard).","3 avril 2020","13:13","2020-04-03T13:13:21+02:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fconfinement-et-lecture-en-ligne_actualite-litteraire_rcf_792x366_0.jpg.webp","DR - Christophe Henning","",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"name":31,"alias":32,"description":33},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[35],{"id":36,"target_paragraph_type":37,"target_wysiwyg":38},"37893","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>C&rsquo;est une histoire d&rsquo;amour, entre deux &ecirc;tres tellement faits pour s&rsquo;entendre que rien ne va plus entre eux.\u003C\u002Fstrong> Gabriel et Suzanne, mari&eacute;s sur le tard, finissent par divorcer et le narrateur raconte cet amour impossible au juge qui les a divorc&eacute;s. &laquo;&nbsp;Dommage, dit ce magistrat, je sentais beaucoup d&rsquo;amour en vous&nbsp;&raquo;. Epique et plein d&rsquo;humour, le roman a des allures de feuilleton &agrave; la recherche du temps perdu et des amours jaloux. Gabriel, ing&eacute;nieur pour &eacute;cluses, est sous le charme de Suzanne, mais il s&rsquo;inqui&egrave;te plus que de raison&nbsp;: vivent-ils vraiment le grand amour&nbsp;? Encore faut-il le d&eacute;finir, et pas seulement avec des images toutes faites du couple id&eacute;al. Gabriel s&rsquo;interroge, doute, s&rsquo;&eacute;puise, alors que &laquo;&nbsp;Rien n&rsquo;est plus reposant que vivre sa vie. Sa vie et pas une autre&nbsp;&raquo;.\u003Cp>Le roman d&rsquo;Erik Orsenna est arriv&eacute; en librairie au d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e, \u003Cstrong>avant le confinement\u003C\u002Fstrong>, avant l&rsquo;arriv&eacute;e du \u003Cstrong>covid-19\u003C\u002Fstrong> et que trouve-t-on dans ces pages&nbsp;? Une histoire de virus, transmissibles par les chauve-souris, qui sont mieux arm&eacute;es que les humains pour r&eacute;sister car disposant d&rsquo;un syst&egrave;me immunitaire toujours en alerte &laquo;&nbsp;leurs interf&eacute;rons &ndash; je cite &ndash; aident les cellules &agrave; r&eacute;sister, par exemple en bloquant la multiplication \u003Cstrong>d&rsquo;un virus envahisseur.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;&raquo; En faisant de Suzanne une sp&eacute;cialiste des chauves-souris, le romancier devance notre triste actualit&eacute;. L&rsquo;aspect pr&eacute;monitoire de cette histoire n&rsquo;est pas le sujet du livre, mais comment ne pas &ecirc;tre surpris quand on d&eacute;couvre encore, page 287, la description d&rsquo;un \u003Cstrong>&laquo;&nbsp;virus &agrave; couronne&nbsp;&raquo;\u003C\u002Fstrong>, c&rsquo;est-&agrave;-dire un coronavirus, objet de recherches strat&eacute;giques. Ces digressions, c&rsquo;est aussi tout l&rsquo;art d&rsquo;Erik Orsenna qui nous explique p&ecirc;le-m&ecirc;le le fonctionnement d&rsquo;une &eacute;cluse, la guerre est-ouest en Alaska ou l&rsquo;histoire du d&eacute;troit de Bering&hellip; L&rsquo;acad&eacute;micien s&rsquo;amuse et c&rsquo;est pour notre plus grand plaisir.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\nPlus de 400 pages, avec quelques longueurs, mais en temps \u003Cstrong>de confinement\u003C\u002Fstrong>, on peut profiter de ces m&eacute;andres litt&eacute;raires qui nous distraient, nous parlent d&rsquo;&eacute;criture car le narrateur voudrait &eacute;crire un roman, et croise des figures bien connues du milieu, l&rsquo;&eacute;diteur Jean-Marc Roberts, Jean d&rsquo;Ormesson ou encore l&rsquo;acad&eacute;micien centenaire Ren&eacute; de Obaldia. Acad&eacute;micien lui-m&ecirc;me, Goncourt 1988 avec \u003Cem>L&rsquo;exposition Coloniale.\u003C\u002Fem>&nbsp;Erik Orsenna nous entra&icirc;ne dans un voyage au pays de l&rsquo;amour, mais pour cela, &eacute;crit-il encore &laquo;&nbsp;il faut extirper en chacun de nous le plus mortel des poisons, la peur d&rsquo;aimer, et la remplacer par quelque chose de tout simple&nbsp;: \u003Cstrong>la confiance\u003C\u002Fstrong>.&nbsp;&raquo; La confiance, tiens&nbsp;! On en a bien besoin en ces temps d&rsquo;&eacute;preuve&hellip;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]