[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":15,"episode":27,"category":51,"body":57},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fbirmanie-un-coup-detat-aux-consequences-desastreuses-pour-la-population","20790","Birmanie: un coup d'État aux conséquences désastreuses pour la population ","En Birmanie, quelques heures ont suffi à faire basculer le régime. Les militaires ont repris le pouvoir et arrêté la cheffe du gouvernement Aung San Suu Kyi, et les leaders de son parti. ","26 juin 2021","20:04","2021-06-26T20:04:56+02:00","2 février 2021",{"url":14,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"title":7,"digas":30,"published":12,"datetime":31,"description":8,"url_linked_article":5,"presenters":32,"visual":35,"show":38,"duration":44,"radios":45,"audio_file":48,"rolls":49},"35218","episode","PR-27206","2021-02-02T07:13:00+01:00",[33,34],"Jean-Baptiste Labeur","Étienne Pépin",{"alt":36,"url":37,"url_carre":14,"copyright":14},"Le dossier de la rédaction © RCF","https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FLe%20dossier%20de%20la%20r%C3%A9daction%20%282%29.png.webp",{"id":39,"title":40,"alias":41,"visual":42,"description":43},"4433","Le dossier de la rédaction","\u002Factualite\u002Fle-dossier-de-la-redaction",{"url":37,"alt":36,"url_carre":14,"alt_carre":14},"\u003Cp>Chaque matin à 7h10, les journalistes de RCF décryptent un sujet d'actualité en profondeur, dans la Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n","420000",[46],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":47,"channelId":26},{"id":24,"name":25},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002Faf64182fc57b980170951c7469eaea0528d9683b72f5eead8e2380c0450df20d.mp3",{"podcast_not_roll":50},false,{"id":52,"type":53,"name":54,"alias":55,"description":56},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[58],{"id":59,"target_paragraph_type":60,"target_wysiwyg":61},"34764","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Tout s&rsquo;est pass&eacute; tr&egrave;s vite lundi, en Birmanie. Quelques heures ont suffi &agrave; faire basculer le r&eacute;gime. Les militaires ont repris le pouvoir et arr&ecirc;t&eacute; la cheffe du gouvernement Aung San Suu Kyi, et les leaders de son parti. \u003C\u002Fstrong>L&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence est proclam&eacute; pour un an. La Birmanie &eacute;tait sortie il y a tout juste dix ans d&rsquo;une dictature militaire au pouvoir pendant presque un demi-si&egrave;cle. Enfin presque sorti car le pays &eacute;tait encore hier r&eacute;gi par une constitution hybride laissant des secteurs cl&eacute;s aux mains des militaires.\u003Ch2>\u003Cstrong>Le d&eacute;clencheur: les derni&egrave;res &eacute;lections l&eacute;gislatives\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Ce coup nouveau d&rsquo;&Eacute;tat a &eacute;t&eacute; d&eacute;clench&eacute; alors que le Parlement issu des derni&egrave;res l&eacute;gislatives devait &ecirc;tre install&eacute; lundi. \u003C\u002Fstrong>Elles ont &eacute;t&eacute; largement remport&eacute;es en novembre dernier par la ligue nationale pour la d&eacute;mocratie, le parti d&rsquo;Aung San Su Khi. \u003Cem>\"C&rsquo;est &agrave; partir de la victoire incontestable de la ligue nationale pour la d&eacute;mocratie que l&rsquo;arm&eacute;e a d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;agir vite parce que le processus &eacute;tait en train de lui &eacute;chapper. En 2008, le parti de l&rsquo;union nationale pour la solidarit&eacute; et le d&eacute;veloppement a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;, qui est en fait un parti de l&rsquo;arm&eacute;e. Or en 2015, ils ont perdu de nombreux si&egrave;ges et il y a une perte d&rsquo;influence de l&rsquo;arm&eacute;e\"\u003C\u002Fem>, rappelle Sophie Boisseau du Rocher, chercheuse associ&eacute;e au Centre Asie de l'Institut fran&ccedil;ais des relations internationales. Les militaires accusent la commission &eacute;lectorale de ne pas avoir rem&eacute;di&eacute; aux \"irr&eacute;gularit&eacute;s\" qui ont eu lieu, selon eux, lors des l&eacute;gislatives de novembre.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Les origines du coup d&rsquo;&eacute;tat sont multiples.\u003C\u002Fstrong> Les militaires ont toujours gard&eacute; l&rsquo;&oelig;il sur de nombreux dossiers. Depuis l&rsquo;ind&eacute;pendance, l&agrave; o&ugrave; il y a de l&rsquo;argent &agrave; faire en Birmanie, il y a l&rsquo;arm&eacute;e. \u003Cem>\"Pendant plus de cinq d&eacute;c&eacute;nnies, l'arm&eacute;e a dirig&eacute; le d&eacute;veloppement de la Birmanie et donc a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s impliqu&eacute;e. Il y a une volont&eacute; aujourd'hui de la part du militaire de reprendre le contr&ocirc;le des affaires\"\u003C\u002Fem>, explique Sophie Boisseau du Rocher\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>L'arm&eacute;e de retour dans le pays pour longtemps ?\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>L&rsquo;arm&eacute;e est-elle durablement de retour dans le pays ? C&rsquo;est toute la question. \u003Cstrong>Ce coup d&rsquo;&Eacute;tat a &eacute;t&eacute; s&eacute;v&egrave;rement condamn&eacute; &agrave; l&rsquo;international. Le pr&eacute;sident am&eacute;ricain Biden exige que les militaires rendent le pouvoir. L&rsquo;Union europ&eacute;enne r&eacute;clame \u003Cem>\"la lib&eacute;ration imm&eacute;diate\"\u003C\u002Fem> des personnes d&eacute;tenues.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;L&rsquo;ex-cheffe du gouvernement Aung San Su Khi, elle, appelle ses partisans &agrave; r&eacute;sister.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Mais les communications sont coup&eacute;es, internet est au ralenti, l&rsquo;arm&eacute;e est dans les rues. \u003C\u002Fstrong>Surtout, la junte, dans son histoire, a toujours &eacute;t&eacute; implacable dans la r&eacute;pression et pas vraiment sensible aux pressions &eacute;trang&egrave;res.\u003Cem> \"Est-ce qu&rsquo;il y aura une possibilit&eacute; de manifester ou de r&eacute;sister ? C&rsquo;est difficile &agrave; dire &eacute;tant donn&eacute; que&nbsp;Aung San Suu Kyi est en prison et par ailleurs les militaires n&rsquo;ont pas l&rsquo;habitude de se laisser impressionner par les intimidations ext&eacute;rieures\"\u003C\u002Fem>, rappelle B&eacute;n&eacute;dicte Brac de la Perri&egrave;re, anthropologue au CNRS, sp&eacute;cialiste de la Birmanie.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Aung San Suu Kyi,&nbsp;ic&ocirc;ne &eacute;corn&eacute;e de la d&eacute;mocratie birmane\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Aung San Suu Kyi est une ic&ocirc;ne &eacute;corn&eacute;e depuis 2017 et le drame des Rohingyas, cette population birmane de confession musulmane expuls&eacute;e par l&rsquo;arm&eacute;e vers le Bangladesh et massacr&eacute;e. \u003Cstrong>Une plainte pour g&eacute;nocide a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e contre la Birmanie devant la cours p&eacute;nale internationale. Et&nbsp;Aung San Suu Kyi n&rsquo;avait pas pris parti pour les Rohingyas, ce qui lui avait &eacute;t&eacute; reproch&eacute; en Occident.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Sur le plan interne&nbsp;Aung San Suu Kyi a commis des erreurs. \u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\"Aung San Suu Kyi paye aussi certaines faiblesses de sa l&eacute;gislature et parce qu'elle dirige le pays de fa&ccedil;on relativement autocritique et sans laisser de place aux jeunes. Elle contr&ocirc;lait tellement tous les rouages du parti qu'en son absence, le parti ne peut plus assurer ses responsabilit&eacute;s\"\u003C\u002Fem>, estime Sophie Boisseau du Rocher.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Une situation humanitaire critique\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Avant le putsch, plusieurs r&eacute;gions du pays &eacute;taient encore sous tension, avec des populations en rebellion et des affrontements avec l&rsquo;arm&eacute;e qui ont entrain&eacute; le d&eacute;placement de milliers de personnes. \u003Cstrong>La mise en place de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence inqui&egrave;te les humanitaires. \u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\"C&rsquo;est plut&ocirc;t ce qui va avec cet &eacute;tat d&rsquo;urgence. C&rsquo;est de pouvoir d&eacute;livrer cette aide humanitaire. &Agrave; c&ocirc;t&eacute; des services de sant&eacute;, il y a la question de l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la nourriture, aux services d'hygi&egrave;ne. On a vu des mouvements de panique dans les supermarch&eacute;s pendant la premi&egrave;re vague de l'&eacute;pid&eacute;mie\"\u003C\u002Fem>, t&eacute;moigne Amal Huart, responsable du pole Asie &agrave; l&rsquo;ONG Premi&egrave;re urgence.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>De nombreuses ONG redoutent un repli de la Birmanie sur elle-m&ecirc;me comme aux plus belles heures de la dictature. En pleine pand&eacute;mie de Covid-19, cela pourrait avoir des cons&eacute;quences catastrophiques\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]