[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":15,"category":27,"body":33},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fau-liban-une-revolution-en-marche","25365","Au Liban, une révolution en marche ?","Il s'agit de sortir des informations répétitives et des controverses stériles, pour s'intéresser aux événements qui agitent le Liban","21 octobre 2019","10:43","2019-10-21T10:43:33+02:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fimg_20190916_083343_4.jpg.webp","",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"name":30,"alias":31,"description":32},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[34],{"id":35,"target_paragraph_type":36,"target_wysiwyg":37},"39339","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\n\u003Ciframe allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen=\"\" frameborder=\"0\" height=\"315\" src=\"https:\u002F\u002Fwww.youtube.com\u002Fembed\u002F9gJQK58DntQ\" width=\"560\">\u003C\u002Fiframe>\u003Cbr>\n\u003Cstrong>La presse fran&ccedil;aise est &eacute;trangement silencieuse sur ce qui se passe depuis quelques jours, au Liban.\u003C\u002Fstrong> Comme si les &eacute;lucubrations en tout genre de nos politiques sur le voile suffisaient &agrave; remplir notre espace de pens&eacute;e disponible. \u003Cstrong>Pourtant, il faut parler de ce qui se passe au Liban tant ce pays\u003C\u002Fstrong>, encore attach&eacute; &agrave; sa tradition francophile, joue un r&ocirc;le majeur dans une r&eacute;gion tr&egrave;s secou&eacute;e actuellement. \u003Cstrong>Et aussi parce que, apr&egrave;s le Soudan et l&rsquo;Alg&eacute;rie, la r&eacute;volte actuelle de la rue libanaise est scrut&eacute;e attentivement par tout le monde arabe.\u003C\u002Fstrong>\u003Cp>Voil&agrave; donc trois jours que la population brave les autorit&eacute;s, et descend massivement dans la rue. Et qu&rsquo;elle le fait pacifiquement, m&ecirc;me si, depuis vendredi, la violence de certains &eacute;l&eacute;ments provocateurs a entra&icirc;n&eacute; des violences polici&egrave;res.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Pourquoi est-ce si important&thinsp;?\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit pour la premi&egrave;re fois d&rsquo;un mouvement citoyen.\u003C\u002Fstrong> Le mot d&rsquo;ordre des manifestants, c&rsquo;est la r&eacute;forme du syst&egrave;me politique, rong&eacute; par la corruption et les int&eacute;r&ecirc;ts claniques qui ont pris le pouvoir apr&egrave;s la guerre civile.\u003Cstrong> On n&rsquo;avait pas connu un mouvement de telle ampleur depuis 2005, quand les Libanais ont mis fin &agrave; l&rsquo;occupation syrienne.\u003C\u002Fstrong> Mais c&rsquo;&eacute;tait une protestation contre une puissance ext&eacute;rieure. L&agrave;, les Libanais demandent des comptes aux politiques en place, ce qui est totalement nouveau.\u003Cstrong> Ce n&rsquo;est pas une partie des Libanais qui manifeste contre l&rsquo;autre. Mais toute la population qui manifeste ensemble, et condamne de mani&egrave;re unanime l&rsquo;ensemble de la classe politique.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Et pour la premi&egrave;re fois aussi, le mouvement ne concerne pas uniquement Beyrouth, mais tout le Liban&thinsp;: du nord, Tripoli, la ville sunnite, au sud, Tyr, chacun, qu&rsquo;il soit druze, chiite, sunnite ou chr&eacute;tien d&eacute;file au m&ecirc;me mot d&rsquo;ordre. &laquo;&thinsp;Nous sommes tous dans le m&ecirc;me bateau&thinsp;&raquo; semblent dire les habitants de ce pays si divis&eacute; habituellement.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>La col&egrave;re a &eacute;t&eacute; provoqu&eacute;e par la volont&eacute; du gouvernement, en recherche d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e d&rsquo;argent frais, de taxer les conversations sur whatsapp. \u003C\u002Fstrong>Mais elle a des origines bien plus profondes. Les Libanais, et notamment les jeunes, \u003Cstrong>n&rsquo;en peuvent plus de la corruption,\u003C\u002Fstrong> \u003Cstrong>du syst&egrave;me confessionnel qui se partage les avantages, et bloque toute initiative.\u003C\u002Fstrong> Dans ce pays, un habitant sur trois est en dessous du seuil de pauvret&eacute;, \u003Cstrong>le ch&ocirc;mage des jeunes atteint 30&thinsp;%, et la plupart n&rsquo;ont d&rsquo;autres issues que d&rsquo;&eacute;migrer s&rsquo;ils n&rsquo;ont pas de solides appuis aupr&egrave;s des chefs de clans.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Que les manifestations fassent &eacute;merger une sorte de sentiment national, tourn&eacute; vers le bien commun du pays, marque donc un tournant important au pays du C&egrave;dre, qui ne s&rsquo;&eacute;tait jamais remis de ses divisions de la guerre civile. \u003Cstrong>C&rsquo;est l&rsquo;espoir, formul&eacute; par les habitants, qu&rsquo;un avenir v&eacute;ritablement d&eacute;mocratique est possible.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Pourtant, il ne manque qu&rsquo;une &eacute;tincelle pour que tout bascule dans la violence. Le Hezbollah, que l&rsquo;on sait financ&eacute; par l&rsquo;Iran, et qui refuse de perdre son h&eacute;g&eacute;monie politique a les moyens de mettre le Liban &agrave; feu et &agrave; sang. \u003Cstrong>L&rsquo;absence d&rsquo;une opposition citoyenne organis&eacute;e\u003C\u002Fstrong>, l&rsquo;autisme de la classe politique actuelle, notamment le premier ministre Hariri qui refuse pour l&rsquo;instant de l&acirc;cher le pouvoir, sont autant de marques que tout peut s&rsquo;enflammer dangereusement. \u003Cstrong>Le Liban est probablement en train de vivre un mouvement d&rsquo;ampleur comparable au printemps arabe de 2011.\u003C\u002Fstrong> On aimerait qu&rsquo;il ne connaisse pas le m&ecirc;me sort.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]