[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"changed":8,"changed_time":9,"full_changed_time":10,"created":8,"visual":11,"radios":14,"category":26,"body":32},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Farnaud-beltrame-signe-le-sens-de-la-vie-donner-et-se-donner","29358","Arnaud Beltrame signe le sens de la vie : donner et se donner","6 avril 2018","15:35","2018-04-06T15:35:06+02:00",{"url":12,"alt":13,"url_carre":13,"alt_carre":13},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fpere_bernard_devert_v_21.jpg.webp","",[15],{"id":16,"name":17,"code":18,"shortname":19,"liveURL":20,"alias":21,"region":22,"channelId":25},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":23,"name":24},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":27,"type":28,"name":29,"alias":30,"description":31},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[33],{"id":34,"target_paragraph_type":35,"target_wysiwyg":36},"43332","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>L&rsquo;accumulation de trop de situations sordides nourrit le d&eacute;senchantement de la soci&eacute;t&eacute;, l&rsquo;amputant d&rsquo;un dynamisme pr&eacute;judiciable &agrave; son unit&eacute; et &agrave; son avenir.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>A Tr&egrave;bes, dans une petite ville &agrave; proximit&eacute; de Carcassonne, Arnaud Beltrame, jeune lieutenant-colonel de gendarmerie, a pris la place de l&rsquo;otage retenu par le terroriste apr&egrave;s les meurtres qu&rsquo;il venait de commettre.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>L&rsquo;odieux est confront&eacute; &agrave; la grandeur.\u003C\u002Fstrong> D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, l&rsquo;homme enferm&eacute; dans une id&eacute;ologie mortif&egrave;re croit effacer ses &eacute;checs en s&rsquo;autoproclamant martyr, comme si l&rsquo;on pouvait le devenir en martyrisant&nbsp;! De l&rsquo;autre, un homme b&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;une brillante carri&egrave;re qui, &agrave; quelques semaines de son mariage a l&rsquo;audace et le courage de donner sa vie pour qu&rsquo;un autre la garde.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>La Nation est boulevers&eacute;e par cette abn&eacute;gation.\u003C\u002Fstrong> Arnaud n&rsquo;a pas seulement sauv&eacute; une personne, il offre &agrave; la France une formidable g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; source de libert&eacute;. L&rsquo;hommage national, sobre et poignant qui lui est r&eacute;serv&eacute;, se r&eacute;v&egrave;le un moment de gr&acirc;ce et de lumi&egrave;re, d&rsquo;unit&eacute; et de fiert&eacute;, sans &ecirc;tre affect&eacute; par des vell&eacute;it&eacute;s de repr&eacute;sailles. Robert Badinter l&rsquo;exprimera avec pudeur : merci, mon Colonel.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>Il faut maintenant rompre les rangs, aller l&agrave; o&ugrave; nous sommes appel&eacute;s sans rompre cet &eacute;merveillement li&eacute; au fait que l&rsquo;esprit vit.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>Si nous ne sommes pas tous destin&eacute;s &agrave; &ecirc;tre des h&eacute;ros, transpara&icirc;t, &agrave; la lumi&egrave;re de ce don, le sens de l&rsquo;existence de la vie.\u003Cp>\u003Cstrong>L&rsquo;esprit vit quand sont refus&eacute;es ces id&eacute;es distillant insidieusement que la mis&egrave;re est une fatalit&eacute; et que les victimes en sont responsables.\u003C\u002Fstrong> L&rsquo;esprit vit quand le don est refus de l&rsquo;indiff&eacute;rence et des jugements cr&eacute;ant des ab&icirc;mes. Il ne nous est pas demand&eacute; de prendre la place des plus fragiles mais de se mettre un peu &agrave; leur place. L&agrave;, commence le chemin vers les cimes, jamais absent de la gratuit&eacute;. L&rsquo;esprit vit quand surgit cette d&eacute;termination &agrave; faire changer ce qui doit, et peut l&rsquo;&ecirc;tre, choisissant les priorit&eacute;s qui, alliant m&eacute;thode et lucidit&eacute; - pour reprendre l&rsquo;expression du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique - b&acirc;tissent la coh&eacute;sion sociale.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>L&rsquo;esprit vit quand l&rsquo;acte d&rsquo;entreprendre est trace d&rsquo;une certaine gratuit&eacute;&nbsp;; alors ce sont des hommes et des femmes qui se rel&egrave;vent&nbsp;; c&rsquo;est aussi la Nation qui s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve.\u003C\u002Fstrong> L&rsquo;esprit vit quand les diff&eacute;rences se r&eacute;v&egrave;lent moins des obstacles que des richesses, &agrave; commencer par la compr&eacute;hension de l&rsquo;autre. N&rsquo;est-ce pas un appel &agrave; faire place aux bless&eacute;s de la vie, afin qu'ils trouvent en nous et par nous le respect qui construit, loin des mots faciles.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]