[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":10,"visual":13,"radios":17,"episode":29,"category":52,"body":58},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fapres-la-censure-du-conseil-constitutionnel-les-langues-regionales-sontelles","19074","Clara Gabillet","Après la censure du Conseil constitutionnel, les langues régionales sont-elles menacées ?","Les défenseurs des langues régionales sont inquiets après une censure du Conseil constitutionnel sur deux articles d’une proposition de loi qui visait à les reconnaître.","1 juin 2021","11:27","2021-06-01T11:27:53+02:00",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2021-07\u002Faaron-burden-qjdzyt_k8xg-unsplash.jpg.webp","DR","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"title":8,"digas":32,"published":10,"datetime":33,"description":9,"url_linked_article":5,"presenters":34,"visual":35,"show":37,"duration":45,"radios":46,"audio_file":49,"rolls":50},"4220","episode","PR-30268","2021-06-01T07:13:00+02:00",[7],{"alt":15,"url":36,"url_carre":24,"copyright":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-06\u002Faaron-burden-qjdzyt_k8xg-unsplash.jpg.webp",{"id":38,"title":39,"alias":40,"visual":41,"description":44},"4433","Le dossier de la rédaction","\u002Factualite\u002Fle-dossier-de-la-redaction",{"url":42,"alt":43,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FLe%20dossier%20de%20la%20r%C3%A9daction%20%282%29.png.webp","Le dossier de la rédaction © RCF","\u003Cp>Chaque matin à 7h10, les journalistes de RCF décryptent un sujet d'actualité en profondeur, dans la Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n","420000",[47],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":48,"channelId":28},{"id":26,"name":27},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F1934193d5b88635fede681037d922d2556e4f17ff79329e6ed35fe413cbbbcb1.mp3",{"podcast_not_roll":51},false,{"id":53,"type":54,"name":55,"alias":56,"description":57},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[59],{"id":60,"target_paragraph_type":61,"target_wysiwyg":62},"33048","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Tout a commenc&eacute; avec la proposition de loi du d&eacute;put&eacute; du Morbihan Paul Molac, membre du groupe Libert&eacute;s et Territoires, qui vise &agrave; prot&eacute;ger et &agrave; promouvoir les langues r&eacute;gionales. \u003C\u002Fstrong>Elle avait &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e le 8 avril dernier au Parlement mais plusieurs d&eacute;put&eacute;s ont saisi le Conseil constitutionnel. Le couperet est tomb&eacute; il y a plus de 10 jours : les Sages ont censur&eacute; deux articles. D'abord, l&rsquo;article 9 qui autorise les signes diacritiques r&eacute;gionaux dans l&rsquo;&eacute;tat-civil. Puis&nbsp;l&rsquo;article 4 qui autorise l&rsquo;enseignement immersif dans le secteur public, une m&eacute;thode o&ugrave; l&rsquo;on apprend par exemple les math&eacute;matiques en langue basque.&nbsp;\u003Ch2>\u003Cstrong>\"Le fran&ccedil;ais est la seule langue de la R&eacute;publique\", selon la Constitution\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Le Conseil constitutionnel estime que ces deux dispositions vont &agrave; l&rsquo;encontre de l&rsquo;article 2 de la Constitution selon laquelle \"la langue de la R&eacute;publique est le fran&ccedil;ais\".\u003C\u002Fstrong> Une censure que ne comprend pas le d&eacute;put&eacute; Paul Molac. \u003Cem>\"On n&rsquo;a gu&egrave;re d&rsquo;autre solution que de modifier la Constitution. Ce n&rsquo;est pas marqu&eacute; 'le fran&ccedil;ais est la seule langue de la R&eacute;publique' mais le Conseil constitutionnel l&rsquo;interpr&egrave;te comme &ccedil;a. Il a trouv&eacute; qu&rsquo;une m&eacute;thode p&eacute;dagogique utilis&eacute;e depuis plus de 50 ans en France &eacute;tait anticonstitutionnelle, notamment pour l&rsquo;enseignement public et associ&eacute;. La menace est tr&egrave;s claire, c&rsquo;est : 'Si vous continuez votre m&eacute;thode p&eacute;dagogique immersive, on vous retire votre agr&eacute;ment, l&rsquo;Etat ne paye plus les professeurs'\"\u003C\u002Fem>, regrette le d&eacute;put&eacute;.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>La crainte d'une disparition de ces langues\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Environ 15.000 enfants b&eacute;n&eacute;ficient de l&rsquo;enseignement immersif en France.\u003C\u002Fstrong> Ils apprennent &agrave; la fois leur langue r&eacute;gionale, le Fran&ccedil;ais et d&rsquo;autres langues. Il y a les &eacute;coles Diwan en Bretagne par exemple mais aussi les Calandretas pour l&rsquo;Occitan.&nbsp;Dans ces &eacute;coles, on parle la langue r&eacute;gionale aussi dans la cour de r&eacute;cr&eacute;ation et avec les professeurs hors des classes. Une m&eacute;thode tr&egrave;s b&eacute;n&eacute;fique qui permet aux enfants d&rsquo;&ecirc;tre plurilingues d&egrave;s le plus jeune &acirc;ge. Avec cette censure, Jean-Louis Blenet craint une disparition de sa langue, l'occitan. \u003Cem>\"On est reconnu en France comme &eacute;tant un pays r&eacute;trograde sur les m&eacute;thodes d&rsquo;enseignement des langues donc j&rsquo;ai peur qu&rsquo;on veuille tuer nos langues car elles sont en grande difficult&eacute;. On est d&rsquo;autant plus inquiet que nous le breton et l&rsquo;occitan, le jour o&ugrave; on les parle plus en France, c&rsquo;est plus parl&eacute; sur Terre. on a les moyens &eacute;conomoques, p&eacute;dagogiques et sociologiques de transmettre nos langues\"\u003C\u002Fem>, affirme le co-pr&eacute;sident du r&eacute;seau Calandreta et pr&eacute;sident de l&rsquo;Institut sup&eacute;rieur des langues de la r&eacute;publique fran&ccedil;aise. Selon l&rsquo;UNESCO, plusieurs langues r&eacute;gionales en France sont en danger d&rsquo;extinction.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Les langues r&eacute;gionales font partie de l'histoire et du patrimoine de ceux qui les parlent. \u003Cem>\"C&rsquo;est qui je suis\"\u003C\u002Fem>, affirme Jean-Louis Blenet. \u003C\u002Fstrong>Pour autant, elles n&rsquo;ont pas de statut tr&egrave;s pr&eacute;cis. Elles sont inscrites dans la Constitution comme faisant partie du patrimoine de la France. Bien diff&eacute;rent du Fran&ccedil;ais, langue officielle du pays. Pourtant, le gouvernement les tol&egrave;re. \u003Cem>\"C&rsquo;est hyper schizophr&eacute;nique de la France car les &eacute;coles Calandreta, Diwan &eacute;taient financ&eacute;es par les r&eacute;gions, les communes et cet argent sortait &eacute;galement de la poche de l&rsquo;Etat. Vous avez aussi chaque ann&eacute;e des maires qui prennent la d&eacute;cision de doubler le nom de leur ville sur les panneaux. Il y a une tol&eacute;rance mais aucun statut officiel. La loi Molac venait mettre de l&rsquo;ordre dans ce truc bizarro&iuml;de\"\u003C\u002Fem>, assure&nbsp;Mathieu Avanzi, linguiste et ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; Sorbonne Universit&eacute;.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Un pouvoir centralis&eacute;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Le n&oelig;ud du probl&egrave;me, c'est que le pouvoir central craint une autonomisation des r&eacute;gions. \u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\"On est longtemps parti de l&rsquo;id&eacute;e que pour l'union de la R&eacute;publique, il fallait une seule langue. Aujourd'hui, cet argument n&rsquo;est plus d&rsquo;actualit&eacute;. La France est tr&egrave;s centralis&eacute;e autour de Paris. On veut que les gens soient d&rsquo;abord fran&ccedil;ais avant d&rsquo;&ecirc;tre provinciaux mais &ccedil;a ne marche pas comme &ccedil;a\"\u003C\u002Fem>, analyse Mathieu Avanzi.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Vers une r&eacute;vision de la Constitution ?\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Pour toutes ces raisons, d&eacute;put&eacute; Paul Molac mais aussi le Haut Commissaire au Plan et B&eacute;arnais Fran&ccedil;ois Bayrou souhaitent r&eacute;viser la Constitution. \u003C\u002Fstrong>Pour cela, il faudrait soit un vote du Parlement aux trois cinqui&egrave;me soit organiser un r&eacute;f&eacute;rendum. Possible mais difficile.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Mais il y a d&rsquo;autres recours, comme une r&eacute;&eacute;criture de la loi. La position du Conseil consitutionnel n&rsquo;est pas tr&egrave;s claire. \u003Cstrong>Difficile de savoir s&rsquo;il s&rsquo;oppose &agrave; l&rsquo;enseignement immersif en soi, sans condition o&ugrave; si cela concerne surtout le fait de parler une autre langue &agrave; l&rsquo;&eacute;cole hors des classes.\u003C\u002Fstrong> Avec une r&eacute;&eacute;criture de la proposition de loi, la censure pourrait &ecirc;tre contourn&eacute;e.&nbsp;\u003Cem>\"On peut penser qu'il est possible d'offrir un projet &eacute;ducatif original. Il serait possible en l'&eacute;tat constitutionnel de consacrer dans le service public la m&eacute;thode par immersion si on en pr&eacute;cise les termes et qu'on le fait entrer dans une fili&egrave;re optionnelle\"\u003C\u002Fem>, explique&nbsp;Jordane Arlettaz, professeure de droit public &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Montpellier et sp&eacute;cialiste des langues r&eacute;gionales.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Le Premier ministre, Jean Castex a annonc&eacute; qu'il allait confier \"&agrave; deux d&eacute;put&eacute;s une mission\" pour tirer \"toutes les cons&eacute;quences\" de la d&eacute;cision du Conseil constitutionnel.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]