[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":10,"visual":13,"radios":15,"category":27,"body":33},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Faimer-malgre-tout-le-message-du-pape-francois-aux-personnes-souffrantes","18107","Odile Riffaud","\"Aimer malgré tout !\" - Le message du pape François aux personnes souffrantes","Lors du Jubilé des personnes malades et handicapées, le pape a encouragé les fidèles à passer de la \"pathologie de la tristesse\" à la \"thérapie du sourire\". Retrouvez ici son homélie.","13 juin 2016","10:52","2016-06-13T10:52:42+02:00",{"url":14,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"name":30,"alias":31,"description":32},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[34],{"id":35,"target_paragraph_type":36,"target_wysiwyg":37},"32055","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Dimanche 12 juin, lors de la messe du Jubil&eacute; des personnes malades et handicap&eacute;es, le pape Fran&ccedil;ois a envoy&eacute; un message &agrave; travers son hom&eacute;lie ; un message qui s'adresse &agrave; tous. \u003C\u002Fstrong>\"\u003Cem>t&ocirc;t ou tard, nous sommes appel&eacute;s &agrave; nous confronter - parfois &agrave; nous affronter - &agrave; la fragilit&eacute; et aux maladies en nous-m&ecirc;mes et chez les autres\u003C\u002Fem>\", dit le souverain pontife. Le chef de l'Eglise catholique pointe du doigt la fa&ccedil;on dont la soci&eacute;t&eacute; rejette les personnes malades et handicap&eacute;es.\u003Cp>\u003Cstrong>Rejet qui avec le manque d'amour provoque aussi une blessure, \"\u003Cem>il n&rsquo;y a pas que la souffrance physique\u003C\u002Fem>\".\u003C\u002Fstrong> Aussi invite-t-il chacun &agrave; se tourner vers l'amour du Christ. L&agrave; est le d&eacute;fi car seul l'amour peut donner sens &agrave; une vie et permet d'aller &agrave; contre-courant de l'absurde. Le pape encourage aussi chacun &agrave; entretenir en soi une vie int&eacute;rieure. \"\u003Cem>La mani&egrave;re dont nous vivons la maladie et le handicap est un indice de l&rsquo;amour que nous sommes dispos&eacute;s &agrave; offrir.\u003C\u002Fem>\"\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch4 class=\"rtecenter\">HOM&Eacute;LIE DU PAPE FRAN&Ccedil;OIS [Texte Int&eacute;gral]\u003C\u002Fh4>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>&laquo;&nbsp;Avec le Christ, je suis crucifi&eacute;. Je vis, mais ce n&rsquo;est plus moi, c&rsquo;est le Christ qui vit en moi&nbsp;&raquo; (Ga 2, 19-20).\u003C\u002Fstrong> L&rsquo;ap&ocirc;tre Paul utilise des mots tr&egrave;s forts pour exprimer le myst&egrave;re de la vie chr&eacute;tienne&nbsp;: tout est r&eacute;sum&eacute; dans le dynamisme pascal de mort et de r&eacute;surrection, re&ccedil;u dans le Bapt&ecirc;me. En effet, avec l&rsquo;immersion dans l&rsquo;eau, c&rsquo;est comme si chacun &eacute;tait mort et enseveli avec le Christ (cf. Rm 6, 3-4), tandis que, lorsqu&rsquo;il en &eacute;merge, il manifeste la vie nouvelle dans l&rsquo;Esprit Saint. Cette condition de renaissance touche l&rsquo;existence tout enti&egrave;re, dans chacun de ses aspects&nbsp;: la maladie, la souffrance et la mort sont aussi ins&eacute;r&eacute;es dans le Christ, et trouvent en lui leur ultime sens. Aujourd&rsquo;hui, en la journ&eacute;e jubilaire consacr&eacute;e &agrave; ceux qui portent les signes de la maladie et du handicap, cette Parole de vie trouve dans notre Assembl&eacute;e une r&eacute;sonnance particuli&egrave;re.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch3>La maladie interroge le sens de l'existence\u003C\u002Fh3>\u003Cp>\n\u003Cstrong>En r&eacute;alit&eacute;, tous, t&ocirc;t ou tard, nous sommes appel&eacute;s &agrave; nous confronter - parfois &agrave; nous affronter - &agrave; la fragilit&eacute; et aux maladies en nous-m&ecirc;mes et chez les autres. \u003C\u002Fstrong>Et que de visages diff&eacute;rents prennent ces exp&eacute;riences si typiquement et dramatiquement humaines&nbsp;! En tout cas, de mani&egrave;re plus aigu&euml; et pressante, elles posent une interrogation sur le sens de l&rsquo;existence. Une attitude cynique peut aussi gagner notre esprit, comme si tout pouvait se r&eacute;soudre en supportant ou en comptant seulement sur nos propres forces. D&rsquo;autres fois, au contraire, toute la confiance se reporte sur les d&eacute;couvertes de la science, en pensant que s&ucirc;rement quelque part dans le monde, il existe un m&eacute;dicament &agrave; m&ecirc;me de gu&eacute;rir la maladie. Malheureusement, il n&rsquo;en est pas ainsi, et m&ecirc;me s&rsquo;il y avait un tel m&eacute;dicament, il serait accessible &agrave; tr&egrave;s peu de personnes.\u003C\u002Fp>\u003Cdiv class=\"rteindent3\">\n\t\u003Cstrong>\u003Cem>\"On consid&egrave;re qu&rsquo;une personne malade ou portant un handicap ne peut pas &ecirc;tre heureuse, parce qu&rsquo;elle est incapable de mener le style de vie impos&eacute; par la culture du plaisir et du divertissement.\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fdiv>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>La nature humaine, bless&eacute;e par le p&eacute;ch&eacute;, porte inscrite en elle-m&ecirc;me la r&eacute;alit&eacute; de la limite. \u003C\u002Fstrong>Nous connaissons l&rsquo;objection qui, surtout ces temps-ci, est soulev&eacute;e face &agrave; une existence marqu&eacute;e par de fortes limitations physiques. On consid&egrave;re qu&rsquo;une personne malade ou portant un handicap ne peut pas &ecirc;tre heureuse, parce qu&rsquo;elle est incapable de mener le style de vie impos&eacute; par la culture du plaisir et du divertissement. &Agrave; cette &eacute;poque o&ugrave; un certain soin du corps est devenu un mythe de masse et donc une affaire &eacute;conomique, ce qui est imparfait doit &ecirc;tre masqu&eacute;, parce que cela porte atteinte au bonheur et &agrave; la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; des privil&eacute;gi&eacute;s et met en crise le mod&egrave;le dominant.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Il vaut mieux maintenir ces personnes s&eacute;par&eacute;es, dans une &lsquo;&lsquo;enceinte&rsquo;&rsquo; &ndash; peut-&ecirc;tre dor&eacute;e &ndash; ou dans les &lsquo;&lsquo;r&eacute;serves&rsquo;&rsquo; du pi&eacute;tisme et de l&rsquo;assistantialisme, afin qu&rsquo;elles n&rsquo;entravent pas le rythme du faux bien-&ecirc;tre.\u003C\u002Fstrong> Dans certains cas, on soutient m&ecirc;me qu&rsquo;il vaut mieux s&rsquo;en d&eacute;barrasser le plus t&ocirc;t possible, parce qu&rsquo;elles deviennent un poids &eacute;conomique insoutenable en un temps de crise. Mais, en r&eacute;alit&eacute;, quelle illusion vit l&rsquo;homme d&rsquo;aujourd&rsquo;hui lorsqu&rsquo;il ferme les yeux face &agrave; la maladie et au handicap&nbsp;! Il ne comprend pas le vrai sens de la vie, qui comporte aussi l&rsquo;acceptation de la souffrance et de la limite. Le monde ne devient pas meilleur, parce que compos&eacute; uniquement de personnes apparemment &lsquo;&lsquo;parfaites&rsquo;&rsquo;, pour ne pas dire &ldquo;maquill&eacute;es&rdquo;, mais lorsque la solidarit&eacute; entre les hommes, l&rsquo;acceptation r&eacute;ciproque et le respect croissent. Comme sont vraies les paroles de l&rsquo;ap&ocirc;tre&nbsp;: &laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il y a de faible dans le monde, voil&agrave; ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort&nbsp;&raquo; (1 Co 1, 27)&nbsp;!\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cdiv class=\"rteindent3\">\u003Cem>\u003Cstrong>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il y a de faible dans le monde, voil&agrave; ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort&nbsp;&raquo; (1 Co 1, 27)&nbsp;!\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fdiv>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch3>De \"la&nbsp;pathologie de la tristesse\"...\u003C\u002Fh3>\u003Cp>\n\u003Cstrong>L&rsquo;&Eacute;vangile de ce dimanche (Lc 7, 36-8, 3), pr&eacute;sente &eacute;galement une situation particuli&egrave;re de faiblesse. \u003C\u002Fstrong>La femme p&eacute;cheresse est jug&eacute;e et marginalis&eacute;e, tandis que J&eacute;sus l&rsquo;accueille et la d&eacute;fend&nbsp;: &laquo;&nbsp;Elle a montr&eacute; beaucoup d&rsquo;amour&nbsp;&raquo; (v. 47). Voil&agrave; la conclusion de J&eacute;sus, attentif &agrave; la souffrance et aux pleurs de cette personne. Sa tendresse est signe de l&rsquo;amour que Dieu r&eacute;serve &agrave; ceux qui souffrent et sont exclus. Il n&rsquo;y a pas que la souffrance physique&nbsp;; aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;une des plus fr&eacute;quentes pathologies est aussi celle qui touche l&rsquo;esprit. C&rsquo;est une souffrance qui touche l&rsquo;esprit et le rend triste parce qu&rsquo;il est priv&eacute; d&rsquo;amour. La pathologie de la tristesse. Lorsqu&rsquo;on fait l&rsquo;exp&eacute;rience de la d&eacute;ception ou de la trahison dans les relations importantes, alors on se d&eacute;couvre vuln&eacute;rables, faibles et sans d&eacute;fense. La tentation de se replier sur soi devient tr&egrave;s forte, et l&rsquo;on risque de perdre l&rsquo;occasion de la vie&nbsp;: aimer malgr&eacute; tout. Aimer malgr&eacute; tout&nbsp;!\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch3>... &agrave; \"la th&eacute;rapie du sourire\"\u003C\u002Fh3>\u003Cp>\n\u003Cstrong>Le bonheur que chacun d&eacute;sire, par ailleurs, peut s&rsquo;exprimer de tant de mani&egrave;res et peut &ecirc;tre atteint uniquement si nous sommes capables d&rsquo;aimer.\u003C\u002Fstrong> C&rsquo;est cela la route. C&rsquo;est toujours une question d&rsquo;amour, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre voie. Le vrai d&eacute;fi est celui de qui aime le plus. Que de personnes avec un handicap et souffrantes s&rsquo;ouvrent de nouveau &agrave; la vie d&egrave;s qu&rsquo;elles d&eacute;couvrent qu&rsquo;elles sont aim&eacute;es&nbsp;! Et que d&rsquo;amour peut jaillir d&rsquo;un c&oelig;ur m&ecirc;me seulement pour un sourire&nbsp;! La th&eacute;rapie du sourire. Alors, la fragilit&eacute; elle-m&ecirc;me peut devenir un r&eacute;confort et un soutien &agrave; notre solitude. J&eacute;sus, dans sa passion, nous a aim&eacute;s jusqu&rsquo;au bout (cf. Jn 13, 1)&nbsp;; sur la croix, il a r&eacute;v&eacute;l&eacute; l&rsquo;Amour qui se donne sans limites. Que pourrions-nous reprocher &agrave; Dieu pour nos infirmit&eacute;s et nos souffrances qui ne soit d&eacute;j&agrave; imprim&eacute; sur le visage de son Fils crucifi&eacute;&nbsp;? &Agrave; sa souffrance physique, s&rsquo;ajoutent la d&eacute;rision, la marginalisation et la commis&eacute;ration, tandis qu&rsquo;il r&eacute;pond par la mis&eacute;ricorde qui accueille tous et pardonne &agrave; tous&nbsp;: &laquo;&nbsp;par ses blessures, nous sommes gu&eacute;ris&nbsp;&raquo; (Is 53, 5&nbsp;; 1P 2, 24). J&eacute;sus est le m&eacute;decin qui gu&eacute;rit avec le m&eacute;dicament de l&rsquo;amour, parce qu&rsquo;il prend sur lui notre souffrance et la rach&egrave;te. Nous savons que Dieu sait comprendre nos infirmit&eacute;s, parce que lui-m&ecirc;me les a &eacute;prouv&eacute;es personnellement (cf. He 4, 15).\u003C\u002Fp>\u003Cdiv class=\"rteindent3\">\n\t\u003Cstrong>\u003Cem>La mani&egrave;re dont nous affrontons la souffrance et la limitation est un crit&egrave;re de notre libert&eacute; de donner sens aux exp&eacute;riences de la vie, m&ecirc;me lorsqu&rsquo;elles nous semblent absurdes et imm&eacute;rit&eacute;es. \u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fdiv>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>La mani&egrave;re dont nous vivons la maladie et le handicap est un indice de l&rsquo;amour que nous sommes dispos&eacute;s &agrave; offrir. \u003C\u002Fstrong>La mani&egrave;re dont nous affrontons la souffrance et la limitation est un crit&egrave;re de notre libert&eacute; de donner sens aux exp&eacute;riences de la vie, m&ecirc;me lorsqu&rsquo;elles nous semblent absurdes et imm&eacute;rit&eacute;es. Ne nous laissons pas troubler, par cons&eacute;quent, par ces &eacute;preuves (cf. 1 Th 3, 3). Sachons que dans la faiblesse nous pouvons devenir forts (cf. 2 Co 12, 10), et recevoir la gr&acirc;ce de compl&eacute;ter en nous ce qui manque aux souffrances du Christ, en faveur de l&rsquo;&Eacute;glise son corps (cf. Col 1, 24)&nbsp;; un corps qui, &agrave; l&rsquo;image de celui du Seigneur ressuscit&eacute;, garde les plaies, signe de la lutte dure, mais qui sont des plaies transfigur&eacute;es pour toujours par l&rsquo;amour.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>\u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fw2.vatican.va\u002Fcontent\u002Ffrancesco\u002Ffr\u002Fhomilies\u002F2016\u002Fdocuments\u002Fpapa-francesco_20160612_omelia-giubileo-ammalati-disabili.html\" target=\"_blank\">Source: Vatican.va\u003C\u002Fa>\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Chr>\u003Cp>\u003Ca class=\"link-content-download\" href=\"\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fdiffusions\u002F13243\u002F20160612_homelie_jubile_vatican.pdf\" target=\"_blank\">\u003Cstrong>T&eacute;l&eacute;chargez l'hom&eacute;lie du pape Fran&ccedil;ois\u003C\u002Fstrong> [ PDF - 115 ko ]\u003C\u002Fa>\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]